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Jeudi 17 mars 2005
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L'Asie de tous les dangers

Reprenant la phrase de Napoléon, «Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera», Alain Peyrefitte dressait déjà en 1973 le tableau du danger qui nous menaçait. Ce spectre ne tenait cependant pas encore compte du problème majeur de ce début de XXIe siècle, c'est-à-dire le cortège des déséquilibres écologiques : changements et réchauffements climatiques, écosystèmes en faillite, pénurie d'eau et de source énergétique, pollution tout azimut, etc.

Avec une croissance de 8% par an la Chine devient un cauchemar écologique tout autant qu'un adversaire militaire de taille avec plus de 12% d'augmentation de son budget militaire en 2005.

Après l'invasion du Tibet, il y a plus de 50 ans, et alors que le génocide des Tibétains continue toujours, la Chine a bénéficié de la plus grande épidémie de cécité internationale de notre histoire. En échange d'une main-d'oeuvre payée à des prix ridicules, l'ONU et le monde entier ont fermé les yeux sur l'envahisseur. Eh voilà comment, par lâcheté et pour le profit de quelques-uns, on fait disparaître un peuple en Orient pendant qu'on en plonge d'autres dans la misère sociale en Occident.

Bénéficiant donc d'une totale inpunité, pourquoi la Chine ne continuerait-elle pas en envahissant Taïwan ou d'autres pays encore ?

La Chine, comme le Japon d'ailleurs, a un besoin gigantesque de matières premières. Tous les moyens sont bons pour faire main basse sur les richesses naturelles dans tous les coins du globe, l'option militaire étant un choix parmi d'autres.

De son côté, le Vietnam nourrit en son sein le fléau le plus important de toute l'histoire de l'humanité, la grippe aviaire. Malgré les avertissements incessants de l'OMS, ces dernier mois, d'un risque de pandémie sans précédent, les divers pays asiatiques touchés par cette maladie n'ont pu l'enrayer totalement. Pis encore, le virus H5N1 a passé la barrière humaine et l'on rapporte des cas de transmission d'humain à humain depuis août 2004.

Sur le plan climatique, c'est la déroute. L'Asie occidentale est particulièrement touchée par des intempéries de plus en plus importantes. Nous sommes habitués aux inondations du Bangladesh, mais les Bangladais ont plus de mal que nous à s'y faire ! Surtout que là aussi la durée, l'importance et la violence des intempéries sont grandissantes ces dernières années.

De plus, les désordres climatiques s'étendent largement dans le temps et dans l'espace : en effet, les intempéries surviennent n'importe quand dans l'année, même en hiver, avec des chutes de neige records particulièrement dévastatrices dans des pays dépourvus de l'équipement nécessaire.

Quant au plan géographique, ces phénomènes touchent également d'autres pays plus à l'ouest et au nord comme l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan et au sud, la Thaïlande, la Malaisie et les Philippines, pour ne citer que les principaux.

Par ailleurs, la perspective de la fonte accélérée des glaciers himalayens n'arrange pas les choses. En prévision : inondations sans précédent qui seront suivies d'un déficit en eau potable pourtant déjà très grave dans cette partie du globe (60% de la population pour 36% des réserve en eaux de la planète. En amérique du Nord c'est 13% de la population mondiale pour 15% des ressources en eaux)

Pour boucler le sujet du climat, il ne faut pas oublier le problème de la sécheresse. C'est tout le paradoxe et la difficulté de parler des changements climatiques. Pourquoi sécheresse et inondation ? La réponse ne tient pas en une ligne mais un des éléments de réponse vient du fait que lorsqu'on surexploite une nappe phréatique, celle-ci s'écroule sur elle-même ne pouvant plus jamais être reconstituée. Il faut des centaines, parfois des milliers d'années pour que la nature construise ce que l'homme détruit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Le cycle de l'eau est totalement déréglé à l'échelle planétaire. L'impact commence donc à se faire sentir auprès de ceux qui sont déjà en déficit (d'eau) comme l'Asie.

Et de l'eau, on arrive à l'alimentation. Celle-ci se compose principalement de riz, la céréale la plus gourmande en eau. Une demande accrue et une production en baisse ne peuvent qu'avoir des conséquences économiques, sociales et humaines dramatiques.

Enfin, il ne faut pas oublier le volet de la pollution. . Les entreprises chinoises sont très polluantes ; elles utilisent le charbon, le pire des combustibles fossiles. Que dire de la progression fulgurante des achats de voitures et de la consommation de pétrole qui s'en suit !.

Pour finir ce tableau, il me semble nécessaire d'ajouter un élément du volet économique et financier. Saviez-vous que l'Asie (la Chine en particulier) est le plus grand détenteur des fonds de pension américains ? Cela signifie qu'une grave crise asiatique entrainerai les USA dans sa chute... et inversement.

Dans un contexte climatique difficile, l'Asie, avec ses pillages de ressources et son désir de surconsommation à l'occidentale, nous précipite dans le gouffre. Mais finalement, elle ne fait que reproduire ce que nous faisons depuis 50 ans : piller, polluer et détruire, sauf qu'elle le fait 10 fois plus vite que nous !

L.R.

Pour vous éclairer un peu plus, vous trouverez ci-dessous, quelques-unes des dépêches de ces derniers mois, en texte intégral.

Vous trouverez d'autres réponses plus complètes encore en fouillant sur le Web, dans notre page de liens ou encore en assistant à notre conférence du 23 avril prochain, pour la Journée de la terre.

10 mars 2005 - Cauchemar écologique mondial si la Chine adoptait le rêve américain

WASHINGTON (AFP) - La terre connaîtra un véritable cauchemar écologique d'ici 2031 si l'ensemble des Chinois venaient à adopter l'actuel mode de vie américain de forte consommation, a averti mercredi l'institut de recherche américain Earth Policy Institute.

Le rêve américain, version chinoise, conduira immanquablement à une catastrophe planétaire environnementale et économique selon les extrapolations de cet institut, en matière de consommation alimentaire, d'énergie et de matières premières

Si l'économie chinoise connaissait une croissance de 8% par an, doublant tous les neuf ans, le revenu par habitant en 2031 atteindra les 38 000 dollars, soit le revenu par habitant actuel des Etats-Unis, mais pour une population estimée alors à 1,45 milliard, affirme cette étude.

Actuellement le revenu annuel moyen d'un Chinois par habitant atteint à peine les 5 300 dollars.

Les projections les plus alarmantes concernent la consommation d'énergie et ses conséquences.

"En dehors de l'air irrespirable en raison des fumées provenant de la consommation de charbon, les émissions de CO2 de la Chine dans 26 ans équivaudraient à celles émises par les sources de pollution sur toute la terre aujourd'hui" selon cette étude.

En effet, si les Chinois utilisent proportionnellement autant de pétrole en 2031 que les Américains aujourd'hui, la Chine devra disposer de 99 millions de barils de brut par jour. La production mondiale quotidienne actuelle avoisine les 79 millions de barils.

Pour le charbon, si dans 26 ans chaque Chinois brûle autant de charbon qu'un Américain (soit 2 tonnes par an en moyenne), le pays en utilisera 2,8 millions de tonnes chaque année, soit plus que la production mondiale annuelle actuelle de 2,5 millions de tonnes.

"Le changement climatique ne serait plus gérable, mettant en danger la sécurité alimentaire et inondant toutes les agglomérations côtières", avertit l'institut.

A raison de trois voitures pour quatre habitants en ce moment aux Etats-Unis, ce rêve de la possession d'un véhicule privé conduirait le parc automobile chinois à plus de 1,1 milliard d'unités en 2031.

"Les routes, les autoroutes et les parkings pour absorber toutes ces voitures représenteront l'équivalent de la surface consacrée aujourd'hui à la culture du riz en Chine", affirme l'institut.

Et si tous les Chinois se mettent à consommer "de manière aussi vorace" en 2031 que les Américains aujourd'hui, la seule consommation de céréales par personne passera de 291 kg à 935 kg par an.

Cela représentera pour l'ensemble de la Chine l'équivalent des deux tiers de la totalité de la récolte mondiale de 2004, qui avait atteint un peu plus de 2 milliards de tonnes, selon l'étude.

Pour satisfaire une telle demande, il faudrait produire environ un milliard de tonnes de céréales supplémentaires d'ici 2031, ce qui pourrait entraîner la disparition de grandes parties de la forêt tropicale amazonienne transformées en champs de blé avec d'énormes conséquences écologiques.

Dans 26 ans, si les Chinois consomment autant de viande que les Américains aujourd'hui --125 kg par personne en 2004-- la production en Chine devrait passer à 181 millions de tonnes contre 64 millions de tonnes aujourd'hui. Cela représenterait les quatre cinquième de la production mondiale actuelle de viande.

Le but de l'exercice n'est "pas de jeter la pierre à la Chine pour une consommation effrénée" mais plutôt de mettre en garde devant les tentations de vouloir vivre selon le modèle occidental de la "société de consommation", alors que les ressources planétaires sont limitées, conclut l'étude.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - jeudi 10 mars 2005, 8h07


17 mars 2005 - Droits de l'homme: les Etats-Unis renoncent à dénoncer la Chine devant l'ONU

GENEVE (AFP) - Les Etats-Unis ont renoncé à dénoncer devant l'ONU les violations des droits de l'homme commises en Chine, un pays à l'influence grandissante qui est parvenu systématiquement ces dernières années à faire échouer les résolutions de Washington en la matière.

"Nous ne déposerons pas de résolution concernant la Chine cette année" devant la Commission des droits de l'Homme (CDH) qui s'est ouverte lundi à Genève pour sa session annuelle de six semaines, a-t-on déclaré jeudi à la mission américaine auprès de l'ONU.

"Nous travaillons avec eux depuis plusieurs années pour tenter de leur faire adopter des réformes en matière de droits de l'Homme", a-t-on rappelé de même source. "Au cours de l'année écoulée, ils ont fait certains progrès que nous apprécions", a-t-on ajouté sans plus de précisions.

Dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme publié fin février, le département d'Etat a pourtant qualifié de "décevante" l'attitude de la Chine en 2004, dénonçant la poursuite des arrestations de dissidents.

La décision américaine a été rendue publique le jour même où était annoncée la libération de la dissidente Rebiya Kadeer, membre de la minorité musulmane ouïgoure, qui était emprisonnée depuis 1999 et devrait se rendre aux Etats-Unis. Elle intervient également trois jours avant la visite de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice à Pékin.

A l'ONU, les résolutions américaines concernant la Chine ont été systématiques depuis la répression du mouvement démocratique de Tian'anmen de 1989, mais Washington avait déjà renoncé à en déposer en Occident en 2002 et 2003. A chaque fois, ces résolutions ont été repoussées par la CDH, Pékin usant de son influence auprès des pays en développement.

L'an dernier, Washington avait à nouveau déposé une résolution. A l'approche de l'élection présidentielle américaine, les Chinois avaient accusé le gouvernement Bush de manoeuvre électorale.

Lundi, à l'ouverture de la Commission, l'ambassadeur de Chine Sha Zhukang a pris les devants en regrettant que l'organe onusien ne soit devenu "un endroit où l'on dénonce publiquement les pays en développement".

La décision américaine a été critiquée par les organisations de défense des droits de l'Homme.

"Il reste des problèmes très graves en Chine", a estimé Loubna Freih, directrice de Human Rights Watch (HRW) à Genève, citant les atteintes à la liberté d'expression, de religion, d'association ou de rassemblement commises par le régime communiste, notamment auprès des minorités ethniques au Tibet, au Xinjiang et en Mongolie intérieure.

"Nous avons constaté très peu de progrès pendant l'année écoulée", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"Nous sommes très préoccupés par les relogements forcés sans compensation qui vont aller en s'accélérant à l'approche des jeux Olympiques de 2008 à Pékin", a-t-elle ajouté. "Il est dommage qu'Américains et Européens n'utilisent pas les JO pour s'assurer qu'il y a des progrès".

Selon HRW, la Chine travaille toute l'année auprès des autres pays pour s'assurer qu'elle ne sera pas condamnée à la CDH. "Il lui faut à tout prix sauver la face", a estimé Mme. Freih. "Cela lui coûte beaucoup d'argent et de promesses".

Plus optimiste, Amnesty International espère que Pékin, désormais débarrassé de la menace, pourra envisager les questions des droits de l'Homme pour ce qu'elles valent et non pas en termes de marchandage avec des pays comme le Népal ou le Soudan.

"Nous espérons que le fait que la Chine ne soit plus visée par une résolution la conduira à jouer un rôle moins destructeur à la Commission cette année", a déclaré le directeur d'Amnesty à Genève, Peter Splinter.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - jeudi 17 mars 2005, 15h47


17 mars 2005
La Chine aura la capacité d'envahir Taïwan dans 15 ans, selon Taipei

TAIPEI (AFP) - La Chine aura la capacité militaire d'envahir Taïwan dans quinze ans si l'île ne renforce pas ses capacités défensives, a assuré jeudi le ministre taïwanais de la Défense, Lee Jye, tentant d'arracher le soutien de l'opposition à un important programme d'achat d'armes.

La Chine communiste n'est pour l'instant pas en mesure d'envahir l'île, mais ses forces "seront capables de traverser le détroit de Taïwan (détroit de Formose, ndlr) afin d'attaquer Taïwan vers 2020 au plus tôt", a déclaré M. Lee devant une commission parlementaire chargée des questions de défense.

Le ministre a souligné que la Chine avait décidé une augmentation de 12,6% de son budget militaire pour cette année, à 244,65 milliards de yuan (29,5 milliards de dollars), ce qui n'a pas manqué de susciter les craintes de Taïwan, mais également des Etats-Unis. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui arrivera dimanche à Pékin dans le cadre de son actuelle tournée asiatique, avait récemment évoqué son inquiétude à ce sujet.

Mercredi, le gouvernement taïwanais a adopté un projet d'achat d'armes de 480 milliards de dollars taïwanais (15,48 milliards de dollars américains) qui doit encore recevoir l'aval du Parlement, contrôlé par l'opposition. Cette dernière avait déjà rejeté en décembre un premier programme nettement plus ambitieux.

Ces achats permettraient d'empêcher une invasion chinoise pour les trente ans à venir, a affirmé M. Lee.

Lundi, le parlement chinois a adopté une loi "antisécession" qui donne une base légale à l'usage de "moyens non pacifiques" dans le cas où Taïwan viendrait à proclamer formellement son indépendance. L'île, séparée de fait de la Chine communiste depuis 1949, est toujours considérée par Pékin comme faisant partie de son territoire.

La nouvelle législation a suscité un tollé dans le camp indépendantiste taïwanais qui a annoncé une manifestation le 26 mars. Le président Chen Shui-bian a qualifié le texte de "loi d'agression".

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - jeudi 17 mars 2005, 11h18


14 mars 2005
La fonte des glaciers de l'Himalaya, un danger pour l'Asie

GENEVE (Reuters) - La fonte extrêmement rapide des glaciers de l'Himalaya, due au réchauffement de la planète, laisse augurer à terme de graves pénuries d'eau pour des millions de personnes en Chine, en Inde et au Népal, fait savoir le WWF.

Selon une étude du Worldwide Fund for Nature (WWF), les glaciers himalayens reculent de 10 à 15 mètres par an en moyenne et ce nombre augmente proportionnellement au réchauffement de la planète. En Inde, le glacier Gangotri perd en moyenne 23 mètres par an.

"Les glaciers de l'Himalaya font partie de ceux qui se réduisent le plus vite à cause du réchauffement de la planète", explique le WWF dans un communiqué.

Pour l'organisation, ce recul devrait se traduire par des pénuries d'eau pour des centaines de millions de personnes qui dépendent des rivières alimentées par les glaciers en Chine, en Inde et au Népal.

"La fonte rapide des glaciers de l'Himalaya va dans un premier temps augmenter le débit des cours d'eau causant de grandes crues", a expliqué Jennifer Morgan, directrice du programme global du changement climatique au WWF.

"Mais dans quelques dizaines d'années, la situation va changer et le niveau d'eau va baisser, ce qui aura de graves répercussions économiques et environnementales pour les habitants de l'ouest de la Chine, du Népal et du nord de l'Inde", a-t-elle ajouté.

Le WWF a publié son étude deux jours avant l'ouverture à Londres d'une réunion ministérielle des 20 plus gros consommateurs d'énergie qui sera suivi d'un sommet du G8 sur les changements climatiques en Afrique.

Les glaciers de l'Himalaya sont une source d'eau pour sept des plus grands cours d'eau asiatiques: le Gange, l'Indus, le Brahmapoutre, le Salween, le Mekong, le Yangtze et le Huange He.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - mercredi 14 mars 2005, 12h06


25 mars 2004
Le manque d'eau limite la croissance économique de la Chine

PEKIN (AFP) - Le manque d'eau limite la croissance économique et sa sur-utilisation provoque des affaissements de terrain dans certaines régions du pays, a indiqué jeudi le gouvernement chinois.

"Le manque d'eau est un facteur important qui limite et influence la croissance économique", a déclaré Wang Jirong, directrice adjointe de l'Agence nationale pour la protection de l'environnement (SEPA), lors d'une conférence de presse.

Elle a rappelé que "les ressources en eau par habitant en Chine ne s'élèvent qu'au quart de la moyenne mondiale".

Lié à sa raréfaction, la qualité de l'eau est un autre motif d'inquiétude.

"L'environnement aquatique continue à se dégrader", a constaté de son côté Zhu Guangyao, un autre vice-président de la SEPA.

En 2003, plus de 62% des eaux des sept principaux bassins fluviaux du pays étaient de qualité mauvaise et très mauvaise, selon un rapport sur l'état de l'environnement publié par l'agence gouvernementale.

La qualité de l'eau des cours d'eau principaux est en générale meilleure que celle de leurs affluents, précise le rapport.

La Chine a prévu d'investir 70 milliards de yuans (8,4 milliards de dollars) pour construire des stations d'épuration, a rappelé Mme Wang, alors que les eaux usées continuent encore souvent à être déversées directement dans les rivières du pays.

Par ailleurs, les cas d'affaissement de terrain liés à l'épuisement de la nappe phréatique sont nombreux, notamment dans les régions de plaine.

"Ce problème existe dans les villes comme Shanghai, Suzhou, Wuxi et Nankin (est), tout comme dans la province du Hubei (centre), située dans la plaine centrale", a dit M. Zhu.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - mercredi 25 mars 2004, 9h01


16 mars 2005 - Une partie de l'Asie souffre d'une grave sécheresse

BANGKOK (AFP) - La Thaïlande, premier exportateur mondial de riz, est confrontée à sa pire sécheresse depuis des années et des millions d'Asiatiques, de la Chine jusqu'à l'Indonésie, attendent désespérément le retour des pluies.

Dans au moins sept pays, des barrages et des réservoirs sont presque asséchés, des récoltes meurent sur pied, des gouvernements ont décrété des zones sinistrées et, dans certains cas, des populations manquent de nourriture.

Les autorités en Thaïlande, pays qui dépend encore largement de l'agriculture, tentent de faire face à une sécheresse qui affecte 63 des 76 provinces du royaume et quelque 9,2 millions de personnes.

Le Premier ministre Thaksin Shinawatra a appelé le gouvernement à mettre en place des opérations destinées à provoquer des pluies artificielles tandis que le roi Bhumibol Adulyadej --détenteur d'un brevet dans cette spécialité qui agit chimiquement sur les nuages-- a exprimé son inquiétude.

M. Thaksin a reconnu que la sécheresse "va affecter la croissance économique". "Les revenus paysans vont être affectés, en particulier pour ceux qui travaillent vers l'exportation", a-t-il concédé.

Au moins 809 000 hectares de terres cultivables sont desséchés, entraînant des pertes de 7,4 milliards de bahts (193 millions de dollars), selon le ministère de l'Intérieur.

Le niveau des eaux dans les grands barrages a baissé à seulement 40% de la capacité habituelle.

"Nous avons une pénurie d'eau potable. Si les pluies n'arrivent pas, nous allons être dans une situation de crise", a déclaré à l'AFP Pinyo Thongsing, l'un des responsables du barrage de Chulabhorn, dans la province de Chaiyaphun (nord-est) où le niveau des barrages-réservoirs s'est effondré à seulement 4%.

La Thaïlande va demander à ses voisins, notamment le Laos et la Birmanie, de dériver les eaux du Mékong pour atténuer la crise.

Plus au sud, la situation n'est guère meilleure dans le delta du Mékong. Le Vietnam pourrait, selon certains experts, vivre sa pire sécheresse en un siècle et a déjà enregistré des dégâts estimés à 60 millions de dollars.

Le centre du Vietnam est aussi affecté et 1,3 million de personnes souffrent du manque d'eau depuis décembre. A Hanoi, un porte-parole du ministère de l'Agriculture a indiqué que les cinq provinces des Hauts-plateaux manquaient d'eau, notamment 162 500 hectares de cultures, les trois quarts des plantations de café --devenu l'une des principales productions à l'exportation du pays.

Le Cambodge vit aussi l'une de ses pires sécheresses ces dernières années, et 14 de ses 24 provinces et municipalités manquent d'eau.

Certaines communautés souffrent de pénuries alimentaires, a déclaré à l'AFP Nhim Vanda, président de la Commission nationale de gestion des catastrophes naturelles, estimant leur nombre à un million de personnes, dont 700 000 plus gravement touchées.

Le Laos a enregistré des précipitations en dessous de la moyenne depuis décembre.

Plusieurs régions de Chine méridionale sont aussi confrontées à la pire sécheresse en plusieurs décennies.

Dans la province du Guangdong, la sécheresse est la pire en 55 ans et menace la récolte de riz. Des opérations de déclenchement de pluies artificielles sont prévues de mars à mai.

Dans l'île de Hainan, quelque 900 000 personnes ont des difficultés d'approvisionnement en eau potable.

Plus de 210 000 hectares de culture --sur plus de de la moitié des terres arables-- sont en danger, comme 194 000 têtes de bétail, selon l'agence officielle Chine nouvelle.

En Malaisie, plus de 6 000 planteurs de riz souffrent de la sécheresse.

Dans l'attente des pluies fin mars, des avions devaient déclencher des pluies artificielles à partir de mercredi dans le nord-est.

Si la majorité de l'Indonésie est déjà entrée dans la saison des pluies, la province orientale de Nusa Tenggara était elle aussi touchée par une importante sécheresse

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - mercredi 16 mars 2005, 16h25


8 mars 2004
Un expert en environnement prévoit une grave pénurie de céréales

Ottawa -- Le monde va bientôt connaître une grave pénurie de céréales qui déstabilisera les pays pauvres et les marchés financiers et fera grimper le prix des aliments.

Selon Lester Brown, fondateur du Earth Policy Institute, de Washington, les changements climatiques et la baisse des réserves d'eau pour l'agriculture dans le monde vont provoquer une véritable crise alimentaire dans le monde entier d'ici deux ans.

«Depuis des années, je dis que si les tendances environnementales des dernières décennies continuent, nous allons nous retrouver dans le pétrin», affirme M. Brown, qui était en visite à Ottawa la semaine dernière.

«Ce qui n'était pas évident, c'était sous quelles formes se présenteraient les problèmes et quand ? Maintenant je pense que les ressources alimentaires seront touchées en premier et cela d'ici deux ans.»

Auteur de plusieurs livres et lauréat de plusieurs prix, M. Brown a été déjà été qualifié par le Washington Post «d'un des plus grands penseurs de la planète».

Le cas de la Chine

Selon lui, la production de céréales n'a pas augmenté depuis huit ans et n'a pu suffire à la demande depuis quatre ans. En Chine, dit-il, la production était de 70 millions de tonnes inférieure à la demande, l'année dernière, soit l'équivalent de toute la production annuelle canadienne.

Les agriculteurs chinois puisent trop d'eau dans la nappe phréatique alors que les températures continuent de grimper à cause de l'effet de serre, ce qui réduit le rendement, ajoute-t-il. Selon lui, pour chaque hausse de 1 degré de température en moyenne, le rendement des céréales baisse de 10 %.

Dès l'année prochaine, prévoit-il, la Chine devra acheter des quantités massives de céréales sur les marchés, causant une hausse rapide des prix des aliments, qui sont actuellement à leurs niveaux les plus bas depuis 30 ans.

«À l'échelle internationale, cela pourrait se traduire par une augmentation de l'instabilité politique dans les pays pauvres qui importent déjà de grandes quantités de céréales. Et cette instabilité influencera à son tour l'essor économique global. En même temps, l'environnement qui a été négligé depuis des décennies continue de se dégrader et il faudra bien s'occuper du problème», ajoute le spécialiste.

Tout en reconnaissant que l'industrie agricole traditionnelle ne partage pas ses appréhensions, M. Brown n'est quand même pas complètement pessimiste.

On ne sait jamais comment les sociétés vont réagir en situation d'urgence. Tout dépendra des leaders en place, dit-il.

Source : Le Devoir.com - lundi 8 mars 2004


3 septembre 2004
La Chine ne veut pas devenir la poubelle du monde

(AFP) - La Chine, souvent appelée "l'usine du monde", ne doit pas devenir le dépotoir de la planète, selon un haut responsable chinois qui demande à ce que la population soit davantage associée à la lutte contre la pollution.

"En l'absence de système et de techniques pour un développement durable, les résidus des produits industriels constitueront probablement un immense dépotoir", selon Pan Yue, vice-directeur du Bureau national de protection de l'environnement (SEPA).

"Certains faits et chiffres nous montrent que les problèmes environnementaux ne relèvent plus de l'avenir, mais déterminent d'ores et déjà la capacité de notre génération à continuer à vivre en bonne santé", a ajouté M. Pan, cité vendredi par le Zhongguo Qingnian Bao (Quotidien de la Jeunesse chinoise).

La quantité d'énergie consommée en Chine par unité de Produit intérieur brut (PIB) est 2,4 supérieure à la moyenne mondiale et les émissions polluantes y sont plusieurs dizaines de fois supérieures à cette moyenne, selon le journal.

Pour combattre la dégradation de l'environnement, M. Pan demande que soient mieux garantis "le droit à l'information, la participation et le pouvoir de contrôle" des Chinois dans ce domaine et regrette "un manque d'échanges d'information entre la population et les instances gouvernementales".

Le responsable cite l'exemple d'une aciérie de la ville de Tangshan, à une centaine de kilomètres à l'est de Pékin, à l'origine d'une pollution rapportée par les habitants et qualifiée après enquête "d'effrayante" par le SEPA.

Selon M. Pan, "certains dirigeants locaux avaient sacrifié l'environnement au nom de la poursuite de la seule croissance économique".

"Il nous faut mettre en oeuvre une série de mesures pratiques, élargir la participation de la population à la protection de l'environnement, renforcer un système de contrôle contraignant fondé sur la démocratie et la légalité. Sinon, la notion de développement durable ne sera qu'un simple slogan", poursuit le directeur adjoint du SEPA.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - vendredi 3 septembre 2004, 11h07


31 mars 2004
Les tempêtes de sable contribuent à une mondialisation de la pollution

JEJU (Corée du Sud) (AFP) - Des tempêtes de sable chargées de polluants toxiques soufflent de l'Asie du nord-est jusqu'à la côte ouest des Etats-Unis, contribuant à une "mondialisation" des problèmes d'environnement, a averti mercredi l'ONU.

Le phénomène, qui charrie avec lui la pollution des zones industrielles du nord de la Chine, est cinq fois plus fréquent qu'il y a cinquante ans, selon des experts participant à une conférence du Programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE) réunissant des représentants de quelque 150 pays sur l'île sud-coréenne de Jeju.

"Nous sommes préoccupés par la propagation des problèmes d'environnement, qui ignorent les frontières politiques, et la façon dont ils compliquent et gênent le fonctionnement des grands systèmes naturels", a dit le directeur exécutif de l'organisation, Klaus Toepfer.

"Nous assistons à une mondialisation des problèmes d'environnement et nous devons parvenir à une action urgente et coordonnée des gouvernements, des milieux économiques et des organisations de la société civile", a-t-il ajouté.

Des scientifiques ont ajouté que leur principale inquiétude venait du fait que les tempêtes de sable déposaient ailleurs des métaux lourds et d'autres polluants venus de Chine.

Elles seraient responsables de dysfonctionnement des communications, de troubles respiratoires parfois mortels chez les enfants et les personnes âgées, et de pertes affectant le bétail et les céréales.

Les tempêtes se produisent généralement en Asie du nord-est au printemps. Avril est le pire moment et, cette semaine, Pékin et d'autres villes du nord de la Chine étaient couvertes d'un épais nuage de sable jaune.

Ce nuage devait traverser la péninsule coréenne, gagner le Japon, Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis, selon les météorologues sud-coréens qui rappellent que la poussière étouffant Séoul en avril 2002 avait atteint un niveau deux fois supérieur au seuil de dangerosité pour la santé.

En Chine, le nuage a touché 70 millions de personnes dans le nord du pays, où la visibilité a parfois été réduite à 100 m.

Le dernier rapport annuel du PNUE, publié cette semaine, incrimine l'avancée du désert dans le désert de Gobi, en Chine, en raison du déboisement et de la multiplication des pâturages.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - mercredi 31 mars 2004, 10h46

Quelques éléments de solutions

Il n'appartient pas à HarmonieTerre de résoudre ces problèmes. Cependant, il serait faux de penser que nous ne pouvons rien faire. Les solutions dépendent de chacun d'entre nous.

Tout d'abord, il faut agir pour arrêter d'aggraver le dérèglement climatique. Même en stoppant aujourd'hui toute production de CO2 (et du reste), il faudra des dizaines d'années pour stabiliser la situation. Alors, le plus tôt sera le mieux.

Le reste de nos ressources étant incapable d'offrir à tous le niveau de vie occidentale, il est évident qu'on ne peut tirer vers le haut (en termes de niveau de vie) toute les populations du globe. Un développement durable et un juste partage des ressources impliquent donc pour les peuples occidentaux une nécessaire décroissance.

Economiser les ressources restantes d'une manière draconienne en supprimant toutes les sources de pollution est primordial.

Boycotter les produits chinois ainsi que tous ceux qui proviennent de pays ou d'entreprises bafouant les droits de l'homme, de l'enfant, de la femme et du travail est la seule voie pour restaurer un tissu économique sain. Non seulement nous diminuons la pollution par la limitation du transport de marchandises, mais nous favorisons la création d'entreprises locales.

Développer le commerce équitable et faire payer TOUS les produits en fonction de leurs empreintes écologiques est une autre solution.

Quoiqu'il en soit, il est inutile de croire que la solution dépend du voisin, des politiciens ou des scientifiques. Elle dépend de CHACUN de nous, de chacun de nos gestes de tous les jours.

Toutes ces directions sont aussi génératrices d'emplois et de richesses. De plus, si la technologie peut encore avoir sa place, elle doit d'abord chercher à protéger la nature et l'homme et non un système économique qui a atteint les limites de la bêtise et de la destruction.

Quelques pistes de compléments d'information

Grippe aviaire : l'OMS resserre la surveillance au Vietnam - 17 mars 2005

Les effets de la grippe aviaire sous-estimés ?

Eau, une pénurie croissante

Croix-Rouge Croissant-Rouge - Rapport annuel 2003

Alerte spéciale: Proche-Orient et Asie du Sud - 11 mai 2000

Faits et chiffres: De l'eau pour le futur : quelles sont les tendances ?

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