Avoir «l'Intime Conviction» que les cancers ont un lien avec notre alimentation, les pesticides et tout ce qui s'en suit est une bonne chose. Mais si vous avez le désir d'aider votre prochain vous ne pouvez compter sur cette intime conviction pour convaincre. Pour cela, il faut des arguments, des vrais, des faits scientifiques et tout et tout!
Et bien voilà ce que je vous apporte aujourd'hui. De quoi comprendre comment, en changeant un tout petit peu vos habitudes alimentaires, vous pouvez éviter d'avoir un cancer ou en tout cas en diminuer très fortement la probabilité.
Pourquoi donc nos grands-pères fumeurs mourraient à 80 ans en pleine forme alors que les adultes d'aujourd'hui font un cancer du poumon sans même fumer ?
La raison principale est la multiplication des facteurs cancérigènes dans notre vie quotidienne.
Par exemple : 21 des 22 agents cancérigènes du poumon reconnus par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont pu être détectés sur les lieux de travail. Et une étude récente américaine a prouvé que le Nord américain moyen, dans la fleur de l'âge, non fumeur, a une moyenne de 53 cancérogènes dans le corps (source: ACSM).
Alors comment combattre efficacement ces agressions ?
Regardez cette interview de Guy Dauncey, conférencier et co-auteur avec Liz Armstrong de « Cancer, 101 Solutions à une Épidémie évitable » (Merci à BioBee pour le sous-titrage)
Les singes préfèrent les bananes bios - Janvier 2003
COPENHAGUE (AFP, lundi 27 janvier 2003) - Les singes et les tapirs du parc zoologique de Copenhague préfèrent manger des bananes et autres fruits bio, laissant de côté toute autre nourriture traditionnelle.
« Pour une raison ou une autre, les tapirs et les chimpanzés choisissent des bananes cultivées biologiquement plutôt que les autres. Peut-être qu'ils arrivent instinctivement à sentir la différence, et leur choix n'est absolument pas dû au hasard », a déclaré à la revue Oekologisk Jordbrug (Agriculture biologique), le gardien Niels Melchiorsen, préposé à la nourriture des animaux.
« Les chimpanzés sont notamment capables de discerner le bio du conventionnel. Si on leur offre des bananes bio et traditionnelles, ils prennent systématiquement les bananes écologiques, qu'ils mangent avec la peau », a-t-il souligné. « Ils épluchent en revanche les bananes classiques avant de les manger ».
Le zoo de Copenhague, qui aspire à recevoir le « label vert » (écologique), a commencé l'année dernière à donner 10% de produits alimentaires bio à ses pensionnaires. Il vise cette année la barre des 15%, et espère atteindre jusqu'à 33% d'aliments écologiques en 2005.
Résidus de pesticides chez les tout-petits - Février 2003
Six fois moins de résidus de pesticides chez les tout-petits qui mangent bio.
Les enfants de 2 à 4 ans nourris d'aliments biologiques ont des concentrations de résidus de pesticides six fois moins élevées que ceux qui mangent les produits de l'agriculture industrielle. C'est ce que révèle une petite étude récente qui s'est intéressée à la bioaccumulation des pesticides organophosphorés, une catégorie d'insecticides qui affectent le système nerveux.
Pour les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge le plus à risque : ces enfants mangent de grandes quantités de nourriture proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes et les fruits).
Les chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés (malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mangé bio.
À la suite de l'analyse des résultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des légumes biologiques peut réduire considérablement le taux d'exposition aux pesticides, en deçà même des valeurs limites fixées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).
Les parents à faible revenu, incapables de fournir une alimentation biologique « à temps plein » à leurs enfants, peuvent toujours limiter ou empêcher leur consommation de fruits et de légumes contenant le plus de résidus de pesticides comme le cantaloup, les pois verts (en boîte et congelés), les poires, les fraises, les tomates provenant du Mexique, les courges d'hiver et les pommes.
Stéphane Gagné - Réseau Proteus
D'après PANNA Email News Service, 31 janvier 2003.
Department of Environmental Health, School of Public Health and Community Medicine, University of Washington, Seattle, WA 98195-7234.
1. Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002. http://ehpnet1.niehs.nih.gov/docs/2003/5754/abstract.pdf
Information trouvée sur l'excellent site Eco-Bio.info que je vous conseille de visiter tant il est riche et de qualité.
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