Dossier :
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Fontes des Glaciers et des Calottes Polaires

Extrêmes, nos pôles et nos glaciers ont été longtemps inaccessibles. C'est d'ailleurs ce qui les a protégés mieux que le reste de la planète. Si on peut toujours les voir comme des réserves naturelles et écologiques exceptionnelles, ces endroits représentent avant tout la plus importante réserve d'eau douce mondiale.

L'eau douce ne représente que 2,5% de la totalité de l'eau de la planète qui se répartie ainsi :

  • Les calottes glacières 69%
  • Les glaciers 0,7%
  • Les eaux souterraines 30% (de plus en plus rares ou polluées)
  • Les lacs, rivières et l'atmosphère 0,3% restant

En résumé, la seule réserve d'eau potable relativement accessible et pas trop polluée, est celle des glaciers. Elle ne représente même pas 1% de l'eau douce disponible, et elle fond à vue d'oeil. Quant à la répartition, neuf pays se partagent 60% de l'eau douce disponible. Le canada à lui seul en concentre le tiers, c'est à dire 20%.

Voilà donc la première raison qui devrait pousser les hommes à s'inquiéter un peu plus de ces merveilles en voie de disparition.

La seconde raison est que ces espaces hors du commun agissent comme des témoins du réchauffement climatique. Quand la glace fond, c'est qu'il fait chaud, raisonnement sans doute simpliste, mais indiscutable !

Nous n'allons pas entrer dans les détails ici mais disons tout simplement que l'ensemble des signes que nous avons depuis plusieurs années déjà, nous avertissent d'un réchauffement plus que probable (aux conséquences multiples) et d'un problème d'eau imminent. Deux très bonnes raisons de s'intéresser et d'agir au plus vite contre les changements climatiques.

Voici quelques-unes parmi les dépêches de ces dernières années concernant les glaciers et les calottes polaires :


14 avril 2005 - Arctique : la fonte des glaces accélérée par la pollution asiatique

Une partie des particules fines en suspension produites par l'activité humaine, notamment en Asie du Sud-Est, contribuerait à la fonte des glaces en Arctique.

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Source : FuturaSciences, le 14/04/2005 à 10h27


31 mars 2005 - Les glaciers des Rocheuses fondent

Au cours des 100 dernières années, les glaciers des montagnes Rocheuses du Canada ont perdu jusqu'à 75 p. 100 de leur volume. De nos jours, la fonte est encore plus rapide. Les effets négatifs du changement climatique deviennent évidents et ils auront bientôt des répercussions considérables sur nos activités de plein air et notre mode de vie en montagne. Apprenez-en davantage en consultant le site Web Melting Mountains ou visionnez la vidéo. Suite (site anglais avec une vidéo de 2 min.)...

Source : Gouvernement du Canada - Défi d'une Tonne, le 31 mars 2005


Mars 2005 - Réchauffement climatique: le sommet du Kilimandjaro presque sans neige

LONDRES (AFP) - Le sommet du Kilimandjaro, la plus haute montagne d'Afrique, apparaît quasiment sans neige et sans glace sur une photo distribuée mardi aux participants de la rencontre réunissant à Londres les ministres de l'Energie et de l'Environnement de 20 pays du Nord et du Sud.

kilimandjaro

C'est la première fois depuis plus de 11.000 ans que l'on assiste à ce phénomène. Cette photo est, selon l'organisation Climate Change, auteur d'un rapport sur le changement climatique dans le monde, la première du genre, témoignant du rapide changement en cours sur le massif volcanique, qui culmine à 5.892 mètres entre le Kenya et la Tanzanie, selon l'organisation.

Sous l'effet du réchauffement climatique, le Kilimandjaro a vu sa surface de glace diminuer de plus de 80% en un siècle. Et, selon les scientifiques, celle-ci aura totalement disparu en 2020, provoquant des réactions en chaîne sur les écosystèmes des plaines qui entourent le massif volcanique, selon les scientifiques.

"La hausse des températures ne menace pas seulement la glace du sommet, mais aussi toute le processus naturel" qui en découle, a insisté Climate Change.

Le Kilimandjaro avait été immortalisé en 1938 par l'oeuvre d'Ernest Hemingway "Les neiges du Kilimandjaro", qui a ensuite fait l'objet d'un film en 1952. Depuis, le Kilimandjaro a accueilli des centaines de milliers de visiteurs.

La photo du Kilimandjaro sans neige et glace au sommet figure parmi d'autres exposées depuis lundi au Musée des Sciences à Londres, dans le cadre d'une exposition intitulée Nord/Sud/Est/Ouest, cherchant à montrer l'impact du réchauffement climatique.

Source : AFP, le mardi 15 mars 2005, 15h40


Mars 2005 - La fonte des glaciers de l'Himalaya, un danger pour l'Asie

GENEVE (Reuters) - La fonte extrêmement rapide des glaciers de l'Himalaya, due au réchauffement de la planète, laisse augurer à terme de graves pénuries d'eau pour des millions de personnes en Chine, en Inde et au Népal, fait savoir le WWF.

Selon une étude du Worldwide Fund for Nature (WWF), les glaciers himalayens reculent de 10 à 15 mètres par an en moyenne et ce nombre augmente proportionnellement au réchauffement de la planète. En Inde, le glacier Gangotri perd en moyenne 23 mètres par an.

"Les glaciers de l'Himalaya font partie de ceux qui se réduisent le plus vite à cause du réchauffement de la planète", explique le WWF dans un communiqué.

Pour l'organisation, ce recul devrait se traduire par des pénuries d'eau pour des centaines de millions de personnes qui dépendent des rivières alimentées par les glaciers en Chine, en Inde et au Népal.

"La fonte rapide des glaciers de l'Himalaya va dans un premier temps augmenter le débit des cours d'eau causant de grandes crues", a expliqué Jennifer Morgan, directrice du programme global du changement climatique au WWF.

"Mais dans quelques dizaines d'années, la situation va changer et le niveau d'eau va baisser, ce qui aura de graves répercussions économiques et environnementales pour les habitants de l'ouest de la Chine, du Népal et du nord de l'Inde", a-t-elle ajouté.

Le WWF a publié son étude deux jours avant l'ouverture à Londres d'une réunion ministérielle des 20 plus gros consommateurs d'énergie qui sera suivi d'un sommet du G8 sur les changements climatiques en Afrique.

Les glaciers de l'Himalaya sont une source d'eau pour sept des plus grands cours d'eau asiatiques: le Gange, l'Indus, le Brahmapoutre, le Salween, le Mekong, le Yangtze et le Huange He.

Source : Reuters, le lundi 17 mai 2004, 22h45


Février 2005 - Les glaciers reculent partout dans le monde

GLACIER CHACALTAYA, Bolivie (AP) - Des Andes à l'Himalaya en passant par les Alpes, les scientifiques font partout le même constat: les glaciers fondent sous l'effet du réchauffement climatique, menaçant les ressources en eau de régions entières et contribuant à la montée du niveau de la mer

S'il est observé sur l'ensemble de la planète, le recul des glaciers est particulièrement rapide dans les Andes. "Regardez! le Chacaltaya s'est scindé en deux", souligne le scientifique Edson Ramirez en montrant l'étendue glacée qui culmine à 5.300 mètres d'altitude à une heure de route de La Paz, en Bolivie.

Le Chacaltaya, qui contribue à l'alimentation en eau de la capitale bolivienne, aura disparu dans huit ans, selon M. Ramirez. "Certains petits glaciers comme celui-ci ont déjà disparu", précise le glaciologue bolivien. "Et beaucoup d'autres suivront dans les dix prochaines années."

De l'Alaska au nord, à la Patagonie au sud, c'est tout le continent américain qui est concerné. Mais pas seulement. En Afrique de l'Est, les célèbres neiges éternelles du Kilimandjaro fondent. Et dans les Alpes et l'Himalaya, les changements sont frappants.

"Sur les sommets himalayens, le rythme auquel les glaciers reculent est alarmant", constate le scientifique indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un réseau d'experts parrainé par l'ONU. "Et ce n'est pas un exemple isolé. J'ai vu des photos du Kilimandjaro prises il y a 50 ans et aujourd'hui: on voit la différence."

Des preuves accablantes pointent du doigt le réchauffement du climat lié à l'activité humaine. Les températures dans le monde ont augmenté d'environ 0,6 degré au 20e siècle. Mais des glaciologues français travaillant avec Edson Ramirez estiment que les Andes boliviennes se réchauffent encore plus vite, au rythme de 0,3 degré par décennie.

Cette élévation des températures devrait se poursuivre tant que les gaz à effet de serre, essentiellement le dioxyde de carbone émis par la combustion des énergies fossiles, s'accumuleront dans l'atmosphère, soulignent les experts.

Une étude internationale menée en novembre a conclu que les températures hivernales avaient grimpé de 4 degrés sur une période de 50 ans dans l'Arctique, où le pergélisol et la banquise régressent.

Dans le même temps, la mer monte, grignotant le rivage d'îles du Pacifique, alors que les océans se dilatent sous l'effet du réchauffement et de l'écoulement d'eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland et d'autres régions.

Des milliers de glaciers, notamment dans la région de l'Himalaya, rétrécissent dans l'ouest de la Chine, où l'eau provenant de leur fonte a créé une nouvelle rivière. Dans les Alpes italiennes, la couche de glace a fondu de 10% durant la canicule qui a frappé l'Europe en 2003, et pourrait s'évaporer totalement d'ici 20 à 30 ans.

Sur toute la planète, le phénomène pourrait à terme compromettre l'approvisionnement en eau de régions entières pour la consommation humaine, l'agriculture et l'électricité. Au Pérou, 70% du courant est généré par des barrages hydroélectriques exploitant l'eau de la fonte des glaces andines... qui pourrait se tarir en grande partie d'ici dix ans, selon les autorités.

En outre, de nouveaux lacs de montagne formés par la fonte des glaces menacent de déborder et de submerger des villages situés en aval.

Le Chacaltaya était autrefois la plus haute piste de ski au monde mais plus personne n'a glissé sur ses pentes depuis 1998. Sa fonte a mis la roche à nu dans la partie centrale du glacier, qui a donc désormais deux langues. Edson Ramirez estime qu'il a perdu les deux tiers de sa masse dans les années 90 et n'a plus que 2% de sa taille initiale.

Les glaciers, ces "châteaux d'eau du monde", sont le signe le plus visible que nous sommes dans la première phase du réchauffement de la planète, prévient Lonnie Thompson, éminent glaciologue de l'université de l'Ohio.

Source : AP, le lundi 14 février 2005, 18h28


Novembre 2004 - L'Arctique affiche des signes de changements climatiques importants et rapides

Il a fallu près de quatre ans d'efforts de la part de centaines de scientifiques et d'experts en savoir traditionnel – dont un grand nombre sont Canadiens – pour produire l'évaluation la plus détaillée jamais réalisée sur les changements climatiques circumpolaires et le rayonnement ultraviolet. L'évaluation présente également en détail les conséquences éventuelles de ces changements pour les populations vivant dans l'Arctique et pour les écosystèmes de la région.

L'Évaluation des impacts sur le changement climatique dans l'Arctique ou ACIA vient réaffirmer les preuves concluantes apportées par les scientifiques et les populations du Nord selon lesquelles l'Arctique canadien est déjà aux prises avec certains des impacts les plus graves et les plus profonds des changements climatiques qu'ait connus la Terre.

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Source : Envirozine - Environnement Canada, le 15 novembre 2004


Septembre 2004 - 85% des glaciers des Pyrénées ont disparu en un siècle, selon Greenpeace

MADRID (AFP) - La surface des glaciers des Pyrénées espagnoles a diminué de 85% au cours du siècle dernier, a-t-on appris mercredi auprès de Greenpeace, qui a publié un rapport intitulé "Disparition des glaciers pyrénéens espagnols. Changement climatique à l'oeil nu"

"La surface des glaciers des Pyrénées, du côté espagnol, est passée de 1779 hectares en 1894 à 290 hectares en 2000. Cela suppose la perte de 85% (83,7%) de la superficie des glaciers lors du dernier siècle, le processus s'étant accéléré au cours des vingt dernières années", établit ce rapport.

Si la tendance au réchauffement de la planète se poursuit, il se pourrait qu'il ne reste que 65 hectares de glace en 2005 dans les Pyrénées espagnoles, à peine 9 en 2050 et plus rien en 2070, selon la même source.

"La disparition des glaciers est un symptôme du changement climatique et nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur ses graves conséquences au niveau global, sur l'environnement et la société, comme les derniers événements météorologiques dans les Caraïbes le montrent", a déclaré à l'AFP Emilio Rull, responsable des thèmes liés à l'Energie chez Greenpeace Espagne.

Le rapport inclut des photos prises lors d'une expédition menée cette année par Greenpeace sur le versant espagnol du Monte Perdido (Mont-Perdu), massif transfrontalier avec la France.

La comparaison de ces photos avec des clichés réalisés au début du 20ème siècle, également publiés, illustre la diminution des glaciers.

Dans son rapport, Greenpeace appelle les Etats-Unis et la Russie à ratifier au plus vite le protocole de Kyoto pour qu'il y ait "des mesures obligatoires de réduction d'émission de gaz à effets de serre pour les pays industrialisés".

Source : AFP, le mercredi 29 septembre 2004, 16h58


Septembre 2004 - La fonte des glaciers s'accélère, signe de réchauffement du globe

WASHINGTON (AFP) - La désintégration des calottes glacières du globe s'accélère sous l'effet du réchauffement de l'atmosphère, ce qui paraît rendre inéluctable la lente montée du niveau des océans noyant de vastes zones habitées, selon de récentes études effectuées dans l'Antarctique.

Certains glaciers se désintègrent deux fois plus rapidement près des côtes occidentales de l'Antarctique que dix ans plus tôt, ont constaté des scientifiques américains et chiliens, dont les travaux ont été publiés en fin de semaine par la revue américaine Science.

S'appuyant sur des observations aériennes par avions et satellites, ils ont calculé que le rythme de déversement de la glace de ces glaciers dans la mer d'Amundsen suffit à faite monter les océans de 0,2 millimètre par an.

Soit l'équivalent du total estimé précédemment pour l'ensemble de l'Antarctique et une contribution supérieure à celle du Groënland, selon ces chercheurs.

L'élévation de la température de l'eau fait fondre la partie des glaciers les attachant au socle rocheux côtier et provoque le détachement d'un nombre grandissant de blocs de glace qui vont flotter dans l'océan.

Selon ces chercheurs, ces glaciers déversent désormais 60% de plus de glace dans la mer d'Amundsen qu'ils n'en accumulent avec les chutes de neige.

"L'érosion progressive de la glace liant les glaciers au socle rocheux revient à progressivement relâcher la pression dans une bouteille en tirant sur le bouchon", a expliqué Robert Thomas, un glaciologue de la NASA, l'agence spatiale américaine qui a dirigé cette recherche.

Cette dernière découverte est importante, a-t-il souligné car ces énormes glaciers situés dans l'Antarctique occidental contiennent suffisamment de glace pour faire monter le niveau des océans de plus de six mètres au cours des prochains siècles, immergeant de vastes zones habitées du globe.

Une autre étude de l'Université de Boulder dans le Colorado, publiée en début de semaine, va dans le même sens en montrant que la vitesse de déplacement de plusieurs glaciers de l'Antarctique a quintuplé depuis le détachement en mars 2002 d'une énorme banquise dite Larsen B (78 km de long sur 37 km de large).

Tous ces phénomènes montrent la réelle possibilité d'une élévation du niveau des océans résultant du réchauffement du climat sur les calottes glaciaires, a souligné Ted Scambos qui a conduit cette recherche.

"Ce qui s'est passé avec Larsen peut être vu comme une expérience en miniature montrant comment l'élévation de la température peut modifier profondément et rapidement les glaciers", a-t-il déclaré dans un résumé des résultats de cette étude devant être publiée dans les cahiers de la recherche géophysique datés du 28 septembre.

"Dans toutes les étapes de ce processus, les choses se sont produites plus rapidement que nous l'attendions", a ajouté ce glaciologue.

La diminution du volume des glaciers est observée depuis un demi-siècle "mais ces cinq à dix dernières années ce phénomène s'est accéléré", a confirmé Keith Echelmeyer, professeur à l'institut de géophysique de l'Université d'Alaska à Fairbanks.

Selon cet expert, en Alaska et au Canada, qui comptent 13% des glaciers de montagne de la planète, les glaciers ont subi une érosion de plusieurs dizaines de mètres et contribué pour au moins 9% à l'élévation du niveau des océans du globe au 20ème siècle.

Source : AFP, le samedi 25 septembre 2004, 15h46


Septembre 2004 - L'océan Arctique se réchauffe

L'océan arctique continue de se réchauffer. A l'ouest du Spitzberg, la température de la couche d'eau supérieure atteignant 500 mètres de profondeur est actuellement de 0.6 degrés supérieure aux valeurs mesurées en 2003.

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Source : FuturaSciences, le 05/09/2004 à 09h00


Juillet 2004 - Les glaciers péruviens menacés par la hausse des températures

LIMA (AFP) - Les glaciers péruviens qui représentent 70% des glaciers andins, risquent à terme de disparaître en raison d'une hausse des températures, ont averti jeudi des experts réunis pour le 2e symposium international sur la réduction des glaciers andins.

Au cours du "siècle actuel, l'augmentation des températures au niveau mondial pourrait être de 1,5 à 5,8 degrés, ce qui ferait disparaître de la surface de la terre une bonne partie des glaciers situés sous les 5.000 mètres d'altitude", a estimé Marco Zapata, coordinateur général de l'Unité de glaciologie de l'Institut national des ressources naturelles (INRENA) du Pérou.

M. Zapata a souligné qu'en raison de la présence de la Cordillère des Andes qui dépasse par endroit les 6.000 mètres, le Pérou héberge "de nombreuses zones glacières significatives qui expérimentent un dramatique processus d'ablation et de réduction en raison des changements climatiques régionaux et mondiaux".

Face à ce phénomène, l'Unité de glaciologie du Pérou a prévu de renforcer son travail de surveillance des glaciers avec des systèmes de photographie par satellite, a indiqué M. Zapata, lors du Symposium organisé à Huaraz, au nord-est du pays, où se trouvent la majorité des glaciers péruviens. Le Symposium qui se terminera vendredi examine non seulement le recul des glaciers mais aussi ses conséquences sur les ressources en eau dans les Andes.

Le chercheur a souligné que la température dans la région a augmenté en moyenne de 0,5 degrés en un siècle, ce qui fait des changements climatiques, de leurs répercussions sociales et économiques et de leur conséquences sur les ressources en eau "des priorités scientifiques mondiales" de ce siècle.

"La survie des générations actuelles et futures est étroitement liée l'utilisation de l'eau, aussi bien pour la satisfaction des besoins vitaux que pour le développement d'activités productives comme l'agriculture, l'énergie et l'industrie", a-t-il noté.

Patrick Flot, conseiller culturel de l'ambassade de France a souligné à quel point les glaciers étaient des sources d'eau "stratégiques" pour l'agriculture dans les villages andins et pour la vie quotidiennne dans les villes.

Source : AFP, le vendredi 9 juillet 2004, 8h43


Mai 2004 - La glace disparaît de plus en plus rapidement au pôle Nord
Par David Ljunggren

OTTAWA (Reuters) - Les températures printanières et estivales dans l'Arctique sont montées d'une façon incroyable au cours des trois dernières années et de vastes zones maritimes qui étaient naguère couvertes par la banquise en été sont désormais en eau libre, a expliqué lundi un explorateur britannique.

Ben Saunders, qui a été contraint d'abandonner, pour cause de temps chaud, une tentative de traverser à ski en solo du nord de la Russie vers le Canada via le pôle Nord, dit avoir été stupéfié par l'ampleur de la fonte des glaces.

"Il est clair pour moi que les choses changent considérablement et très rapidement", a-t-il dit à Reuters moins de deux jours après avoir été secourus sur une plaque de glace qui allait rétrécissant, non loin du pôle.

"Je sais que cela est en train de se produire parce que c'était mon troisième séjour dans l'Arctique (au cours des trois dernières années)", a dit Saunders, qui a exploré la région de 2001 à 2003.

Selon une étude internationale publiée l'an dernier, le réchauffement du climat mondial va entraîner la fonte de la majeure partie de la calotte glaciaire arctique en été, d'ici la fin du XXIe siècle.

"Les températures étaient incroyablement chaudes(...). Certains jours, j'ai pu skier sans gants et sans bonnet, simplement mains nues, parce qu'il faisait trop chaud", explique-t-il.

Les relevés effectués lors d'une expédition en 2001 montraient qu'à pareil moment de l'année, en mai, les températures moyennes de l'Arctique étaient de -15 à -20°C, alors que cette année, elles n'étaient que de -5 à -7°.

"Chaque jour de mon expédition, j'ai vu de l'eau libre, et je ne m'y attendais pas", ajoute Saunders, qui a couvert 965 km, durant 71 jours, cette année, avant d'abandonner.

"Je pense qu'une traversée à ski de la Russie vers le Canada, si les conditions demeurent les mêmes, est impossible", conclut-il.

Saunders avait prévu de partir des îles les plus septentrionales de l'Arctique en mars mais au lieu de glace, il a découvert une bande d'eau libre de 70 km de long. Aussi a-t-il dû être acheminé par voie aérienne vers le début du pack.

Source : Reuters, le lundi 17 mai 2004, 22h45


Décembre 2003 - L'évolution inquiétante des glaciers alpins

FuturaSicences nous offre un dossier très intéressant sur l'évolution des glaciers et les changements intervenus ces dernières décennies dans l'environnement glaciaire alpin, changements consécutifs aux modifications climatiques. Observer les variations passées des glaciers doit mener implicitement à se demander ce qu'il en sera dans 10, 30 ou 50 ans.

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Source : FuturaSciences, le 22/12/2003


Décembre 2003 - Les glaciers des Tropiques : un enjeu pour l'étude du climat ?

Dans une zone thermiquement moins stable qu'on ne le pensait il y a encore quelques années, soumise à des anomalies récurrentes de grande ampleur comme les phénomènes ENSO (El Niño-Southern Oscillation), ces glaciers se comportent comme des indicateurs ultrasensibles du climat. Leur recul spectaculaire depuis 25 ans résulte de changements importants survenus récemment dans la troposphère tropicale et témoignant d'une accentuation de l'effet de serre. De plus, les calottes de glace froide situées à haute altitude ont pu conserver parfois des archives du climat sur des millénaires, une documentation naturelle dont il s'agit de tirer parti au plus vite avant qu'elle se détériore afin de connaître l'évolution du climat dans cette partie de la Terre où l'action anthropique sur l'environnement est particulièrement marquée.

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Source : FuturaSciences, le 16/12/2003


Novembre 2003 - Fonte des glaciers : menace sur l'eau potable de milliards d'humains (WWF)

GLAND (AFP) - La fonte des glaciers menace l'approvisionnement en eau potable de milliards d'être humains, particulièrement en Amérique latine et en Asie, avertit jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF International), avant une nouvelle conférence internationale sur le climat.

glaciers

"La hausse des températures moyennes dans le monde au cours du siècle qui s'ouvre va provoquer une fonte continue et généralisée des glaciers, qui contiennent 70% des réserves mondiales d'eau douce", souligne le WWF dans un rapport publié depuis son siège de Gland (Suisse).

"Une hausse de 4 degrés de la température mondiale avant la fin du siècle signifierait la disparition quasi-totale des glaciers", estime l'organisation écologiste. Elle explique que ce phénomène se traduirait par "une pénurie d'eau pour des milliards de gens, ainsi que par une montée du niveau de la mer qui détruirait les régions côtières dans le monde entier".

Selon l'organisation, les pays les plus menacés sont le Pérou, l'Equateur et la Bolivie, où les glaciers sont souvent la seule source d'eau pour les grandes villes pendant la saison sèche. Le WWF souligne le risque d'inondations catastrophiques dans la région de l'Himalaya, où les fleuves alimentés par les glaciers fournissent de l'eau à un tiers de l'humanité.

"Les glaciers sont extrêmement importants parce qu'ils réagissent rapidement aux changements climatiques", relève Jennifer Morgan, directrice du programme du WWF pour les changements climatiques.

Le WWF appelle les pays signataires de la Convention de l'ONU sur le climat, qui se réunissent lundi en conférence à Milan, à accélérer les mesures permettant de lutter contre le phénomène. L'organisation demande aussi à la Russie de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - jeudi 27 novembre 2003, 12h03


Novembre 2003 - Changement climatique : "Les glaciers sont le symptôme d'un malaise mondial"

BUENOS AIRES (AP) - Même en Patagonie, face à l'Antarctique, les glaciers fondent, symptôme incontestable d'un réchauffement de l'atmosphère terrestre. En Afrique, le Kilimandjaro a déjà perdu 80% de son manteau neigeux.

glaciers

Une étude publiée le mois dernier dans la revue américaine "Science" affirme que la fonte des glaciers de Patagonie a été deux fois plus rapide durant la période 1995-2000. Trois chercheurs ont examiné des mesures effectuées de 1975 à 2000 concernant 63 glaciers de la région. Ils ont estimé que ceux-ci perdaient 42 kilomètres cubes de glace chaque année, soit suffisamment pour provoquer une hausse du niveau de la mer de 0,11 millimètre.

Le phénomène est un signe du réchauffement climatique en cours et affecte les glaciers dans le monde entier. Ses effets -hausse du niveau des océans et disparition de réserves d'eau douce- pourraient provoquer à terme une catastrophe économique et écologique si le processus n'est pas inversé, avertissent les experts.

Le facteur principal expliquant la fonte des glaciers de Patagonie est la hausse des températures, souligne Eric Rignot, de la NASA, coauteur de l'étude avec Andrés Rivera, de l'université du Chili et Gino Casassa du Centre des études scientifiques (Chili). Les trois chercheurs estiment que la fonte des calottes de Patagonie représente 9% de la hausse annuelle du niveau de la mer liée aux glaciers de montagne.

Situés près de la pointe méridionale de l'Amérique du Sud, les glaciers de Patagonie s'étendent sur 17.200 kilomètres carrés. Certaines zones reçoivent jusqu'à 30 mètres de neige par an.

Eric Rignot estime que l'étude aidera à comprendre comment d'immenses champs de glace comme le Groenland et l'Antarctique pourraient réagir à une aggravation du réchauffement du climat. Beaucoup de scientifiques pensent que la hausse des températures observée dans le monde depuis le milieu des années 70 est causée pour l'essentiel par les gaz à effet de serre produits par l'activité humaine.

"Les glaciers sont le symptôme d'un malaise mondial", souligne Raymond Bradley, directeur du Centre de recherche du système climatique à l'université du Massachusetts. "Ce qui se passe (en Patagonie) se produit dans d'autres contrées comme le Pérou, la Bolivie et la Colombie: tous les glaciers de haute montagne sont en train de fondre."

En Amérique du Nord, des changements similaires ont été observés sur des glaciers dans les Etats de Washington, du Montana, ainsi qu'au Canada. Le célèbre Kilimandjaro au Kenya a perdu près de 80% de son blanc manteau, souligne le Pr. Bradley, tandis que les glaciers de Nouvelle-Guinée et la banquise arctique sont en train de disparaître. Dans les Alpes, les glaciers reculent aussi. "C'est le résultat du même phénomène: le réchauffement planétaire", souligne le scientifique.

Lorsque les glaciers fondent, ils peuvent former des lacs de montagne qui peuvent grossir et provoquer des inondations, relève le Pr. Rivera. Toutefois, leur recul menace également les ressources en eau potable dont dépendent de nombreuses populations.

Le Pr. Rignot cite en exemple la quasi disparition du glacier Chacaltaya près de La Paz. La capitale bolivienne est aujourd'hui à la recherche de nouvelles sources d'eau douce, souligne-t-il. Le Pérou et l'Equateur sont confrontés à des défis similaires.

Si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites, le processus pourrait s'inverser mais il faudra du temps, prévient le Andrés Rivera. Après plusieurs décennies de températures plus froides, les glaciers patagoniens pourraient commencer à regagner du terrain, précise-t-il. AP

Source : AP - Yahoo ! France - Actualités - jeudi 27 novembre 2003, 16h05


Septembre 2003 - Dégel spectaculaire des glaces de l'Arctique

Au cours de leur deuxième exploration scientifique du pôle Nord, les scientifiques chinois ont découvert une accélération spectaculaire du dégel des glaces de l'océan Arctique. Leur épaisseur, qui était de 4,88 m en moyenne dans les années 1980, n'est plus que de 2,75 m, soit une réduction de 2,13m.

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Source : FuturaSciences, le 29/09/2003 à 10h45


Juin 2002 - La fonte des glaciers himalayens accroît les risques d'inondation

PEKIN (AFP) - La fonte des glaciers de l'Himalaya liée au réchauffement climatique accroît le risque d'inondations dans les pays de la région.

De nombreux lacs himalayens se remplissent rapidement et menacent de déborder et d'inonder des populations se trouvant en aval, selon des experts cités lundi par le China Daily. De tels débordements ne sont pas nouveaux mais leur fréquence a augmenté au cours des trois dernières décennies, alors que la température de l'air est en moyenne un degré centigrade plus actuellement dans la région que durant les années 70.

Devant ce risque accru, la Chine envisage de partager ses données d'observation aérienne sur l'évolution des glaciers avec le Népal et l'Inde. Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) publié en avril, 44 lacs de glaciers au Bhoutan et au Népal pourraient déborder au cours des cinq prochaines années.


Mars 2002 - Les glaciers fondent plus vite que prévu

La surface des glaciers alpins a diminué d'environ 20% entre 1985 et 2000, alors que les experts tablaient sur un recul inférieur à 30% d'ici 2025.

Les données satellite analysées par l'Université de Zurich indique une forte accélération de la fonte.

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Source : Swissinfo, le 29 mars2002 14:57

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