L'obésité, la honte des pays dit développés
ou comment mourir par où l'on a péché.
L'obésité devient donc le fléau moderne des pays riches. Alors que la majorité du monde ne mange pas à sa faim, une minorité ne tarit pas d'ingéniosité et dépense sans compter pour maigrir et éliminer ce qu'elle mange de trop !
L'obésité va devenir la première cause de mortalité aux Etats-Unis
WASHINGTON (AFP) - L'obésité et le surpoids causés par la mauvaise alimentation et l'absence d'activité physique pourraient devenir la première cause de mortalité aux Etats-Unis d'ici 2005, selon une étude publiée mardi.
En 2000, le tabagisme a causé 435 000 morts aux Etats-Unis contre 400 000 morts associés à la mauvaise alimentation et l'inactivité physique, largement devant les 85 000 morts causés par l'alcool, selon l'étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Entre 1990 et 2000, la proportion de morts dues à la mauvaise alimentation et l'inactivité est passée de 14% à 16,6% du total des décès, soit "la plus forte progression parmi toutes les causes de mortalité", note le rapport.
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Les décès attribuables au tabagisme sont en diminution, passant de 19% en 1990 à 18,1% en 2000, ainsi que ceux liés à l'alcool, passés de 5% à 3,5%, selon le détail de l'étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 10 mars.
Les auteurs de cette compilation statistique notent qu'environ la moitié des morts aux Etats-Unis (sur un total de 2,4 millions en 2000) peut être attribuée à des comportements évitables, comme la cigarette, la mauvaise alimentation et la mauvaise hygiène de vie en général.
Parmi les autres causes de décès figurent les agents microbiens (75 000 morts) comme la grippe ou la pneumonie, les produits toxiques (55 000 morts) comme les agents polluant, l'exposition à l'amiante ou aux benzènes, les accidents de la route (43 000 morts), les armes à feu (29 000 morts), les maladies sexuellement transmissibles (20.000 morts) et l'usage de drogue (17 000 morts).
Source : AFP - Yahoo ! France - Actualités - Mardi 9 mars 2004, 20h26
Réduire les calories, même sur le tard, pourrait prolonger la durée de vie
WASHINGTON (AP) - Il n'est jamais trop tard pour se serrer la ceinture: une souris qui freine sur les calories, même à un âge avancé, peut espérer vivre plus longtemps que ses congénères. D'après une étude américaine, une alimentation moins riche influencerait la longévité des petits rongeurs - et peut-être celle des hommes - même si elle n'est adoptée que tardivement.
Cette étude, publiée cette semaine dans les Annales de l'académie des sciences américaines, montre en effet que des souris de 19 mois - l'équivalent de 60 à 65 ans chez l'homme - soumises à des restrictions caloriques sont en meilleure santé et vivent jusqu'à six mois de plus que leurs compagnons qui mangent normalement.
D'autres scientifiques avaient déjà montré que des souriceaux soumis à un régime faible en calories vivaient beaucoup plus longtemps que les autres. Cette nouvelle étude permet de penser que les effets sont ressentis même lorsque les restrictions sont tardives.
Stephen Spindler, le chercheur de l'Université de Californie qui a dirigé les recherches, reconnaît qu'il n'y a encore que peu de preuves que des régimes moins riches en calories puissent prolonger la vie chez l'homme. Si c'était le cas, «cela voudrait dire plus d'années, et beaucoup de bonnes années. Les souris au régime vivent plus longtemps et elles sont en meilleures santé.» L'étude a également montré que les tumeurs cancéreuses, qui sont fréquemment à l'origine du décès des souris âgées, se développaient moins rapidement chez les rongeurs au régime.
L'étude ne doit toutefois pas encourager les souris à attendre pour se mettre au régime. Les effets des restrictions caloriques sur les rongeurs âgés restent moins importants que ceux des régimes entamés dès la naissance: les souriceaux peuvent ainsi atteindre l'âge de quatre ans, près de deux fois l'espérance de vie d'une souris normale et plusieurs mois de plus que les souris de la dernière étude.
Aussi, résume Stephen Spindler, mieux vaut adopter une alimentation équilibrée toute sa vie, bien que les retardataires puissent eux aussi espérer des bénéfices.
Les chercheurs ont également constaté des changements dans l'action des gènes des souris au régime, explique Stephen Spindler. Il pourrait s'agir, selon lui, d'indicateurs de la façon dont les réductions caloriques agissent sur l'extension de la durée de vie. «Cela fait 30 ans que l'on cherche les marqueurs biologiques des changements qui interviennent dans le processus de vieillissement», souligne-t-il. Or cette nouvelle étude laisse penser que les chercheurs pourraient découvrir ces marqueurs.
De là à rêver à l'invention de la pilule qui retardera le vieillissement, il n'y a qu'un pas. «Je suis sûr que ce jour viendra», dit Stephen Spindler. AP
Source : AP - Yahoo ! France - Actualités - Mardi 23 mars 2004, 15h56