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Mise à jour : 26 juillet 2005
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Vache folle: les États-Unis changent de test
(Agence Science-Presse - Juin 2005)

Or donc, le cas de vache folle born in the USA a été (re)confirmé. Et il n'a fallu que quelques heures après cette confirmation, venue d'un laboratoire britannique, pour que le gouvernement américain annonce des changements à son système de dépistage.

Il est vrai qu'on le voyait venir (voir notre manchette de la semaine dernière). Par deux fois, cette vache, d'abord soupçonnée d'être atteinte de la maladie (encéphalopathie spongiforme bovine), avait été déclarée saine. C'est un test différent (appelé western blot), fondé sur une technologie jugée plus fiable, qui avait permis de poser le diagnostic fatal.

"Le protocole que nous avons développé il y a quelques années pourrait ne pas être la meilleure option aujourd'hui", a déclaré le Secrétaire à l'Agriculture Mike Johanns. Un protocole qui a pourtant été utilisé pour tester 380 000 bovins en 2004 (depuis la découverte d'un premier cas de vache folle sur le territoire américain, en décembre 2003) et qui n'a permis de découvrir aucun cas avéré de vache folle.

Faudra-t-il reprendre à zéro tous ces tests ? Tout de même pas. Les autorités américaines se veulent rassurantes en soulignant que parmi ces 380 000 animaux testés, il n'y avait eu que trois cas suspects, et que l'un des trois était la vache aujourd'hui déclarée malade. Autrement dit, déclare en substance le ministère de l'Agriculture, on n'était pas complètement dans la brume.

Mais des questions demeurent sans réponse. Ainsi, c'est en novembre que cet animal et les deux autres avaient été déclarés suspects. Pourquoi a-t-il fallu sept mois avant de demander une confirmation au laboratoire britannique ?


Deuxième cas de vache folle aux Etats-Unis concernant un animal du Texas
(AP - 2005-06-29)

Le deuxième cas de vache folle enregistré aux Etats-Unis concernait un animal du Texas abattu en novembre dernier, ont rapporté mercredi deux responsables du gouvernement.

Ils ont précisé sous couvert de l'anonymat, avant une annonce attendue du Département de l'Agriculture, que des représentants du ministère avaient retrouvé la trace de la vache atteinte d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans une usine d'équarrissage s'occupant d'animaux impropres à la consommation. AP

Copyright © Associated Press.


Les Etats-Unis pourraient étendre les tests pour détecter l'ESB (décembre 2003)

WASHINGTON (Reuters) - Sujette aux pressions exercées par des candidats démocrates à  la présidence et des organisations de consommateurs, l'administration Bush a déclaré lundi qu'elle pourrait exiger un renforcement des tests menés sur le bétail pour détecter la maladie de la vache folle.

Elle a déclaré en outre disposer de solides preuves quant à  la provenance - canadienne selon elle - de la vache contaminée découverte récemment dans l'Etat de Washington.

Des responsables de la Maison-Blanche ont exprimé leur inquiétude quant aux retombées politiques et économiques de cette crise à  un moment où l'économie américaine montre des signes de reprise.

En privé, des responsables de l'administration Bush ont estimé que si le cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) détecté aux Etats-Unis est issu d'un troupeau de l'Alberta, au Canada, où un autre cas d'ESB a été découvert en mai, il pourrait être inutile de modifier la législation américaine, a-t-on appris auprès d'une source autorisée.

L'ESB détruit les tissus cérébraux du bétail infecté. L'homme peut contracter la forme humaine de l'ESB, la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob (nvMCJ), en consommant certaines parties, comme les abats, d'une bête contaminée (voir la carte des MRS).

"L'une des mesures que l'on envisage est l'extension des tests", a déclaré Ron DeHaven, vétérinaire en chef du département américain de l'Agriculture (USDA), lors d'une conférence de presse. "Toutes les options sont envisagées et elles font l'objet d'un examen minutieux."

DES TESTS SUR UNE INFIME FRACTION DU BETAIL

Il ne semblait pas prêt à  demander à  l'USDA de faire tester toutes les têtes de bétail, comme ce fut le cas au Japon par exemple. "C'est une maladie qui touche les bêtes les plus âgées", puisqu'elle a un délai d'incubation pouvant atteindre six ans, a souligné DeHaven.

A l'heure actuelle, l'USDA teste les animaux qui montrent des symptômes de maladies neurologiques, mais elle ne fait pas tester la totalité des quelque 195 000 animaux arrivant à  l'abattoir dans un état tel que la maladie ou des blessures les empêchent de marcher.

L'USDA a mené cette année (2003) des tests sur quelque 20.000 têtes de bétail, et même si ce nombre doit doubler en 2004, il ne représentera encore qu'une fraction du total des bêtes abattues, soit 35 millions environ en 2002.

Par comparaison, l'Union Européenne a testé plus de 9 millions d'animaux en 2002/3, la France et l'Allemagne près de 3 millions chacun, la Suisse 170 000 (près de 9 fois plus que les USA !). A la traine, l'Australie avec environ 400 000 animaux chaque année et le Canada environ 3 000.

Les coûts des tests sont estimés à environ 50 dollars par animal, ce qui est ridicule par rapport au prix d'un steak et même insignifiant en terme de santé publique.

Des responsables de l'USDA se sont dits convaincus que la vache contaminée détectée aux Etats-Unis avait six ans et demi lors de son abattage, et qu'elle était donc suffisamment âgée pour avoir consommé des farines animales infectées par l'ESB puisque ce n'est qu'en 1997 que les gouvernements canadien et américain ont interdit l'utilisation de ce type de nourriture pour le bétail.

L'âge de la vache en question explique "probablement" comment elle a été contaminée, a souligné DeHaven. L'enquête se concentre à  présent sur l'origine de la nourriture consommée par cette vache et par les autres bêtes de son troupeau lors de leurs premiers mois d'existence, a-t-il expliqué.

Des responsables de l'USDA ont fait état par ailleurs de preuves supplémentaires selon lesquelles la vache Holstein contaminée serait née au Canada en avril 1997, une nouvelle dont l'USDA espère qu'elle va rassurer les partenaires commerciaux de Washington.

Une vingtaine de pays ont fermé leurs frontières au boeuf américain, dont les exportations avoisinent 3,2 milliards de dollars.

Sources :

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE - article du 12 janvier 2004

Yahoo ! France - Actualités Charles Abbott and Randy Fabi - mardi 30 décembre 2003, 7h07

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